29 octobre 2006
Muffins canneberge et chocolat blanc
Les papilles aguichées par cette vile tentatrice de Hooly (voir son article sur le fournisseur G.Detou et les commentaires), je me suis jetée sur le net pour trouver une recette répondant à mon soudain fantasme (bah oui, les fantasmes ne durent jamais bien longtemps chez moi... ;-) )...Des muffins au chocolat blanc et aux canneberges ! (décidément je préfère les muffins aux cookies).
J'ai trouvé des recettes de muffins au chocolat blanc, d'autres de muffins aux canneberges, même une de muffins au chocolat blanc ET aux canneberges dans la Marmite de Cathy, mais cette dernière comporte dans les ingrédients du lait ribot...que je n'ai pas en stock...et en plus j'avais envie de mettre de la poudre d'amandes dedans...
Bref, ça y est, il en est de la cuisine sucrée comme du reste, je lis 20 recettes...pour en faire une vingt-et-unième...
Ingrédients
275 g de farine bio T65
1 sachet de levure "chimique" (j'utilise de la levure bio sans phosphates)
80 g de sucre de canne complet
125 g de pépites de chocolat blanc
2 oeufs
100 g de beurre très mou
100g de poudre d'amandes
100g de canneberges séchées (je les ai mises à tremper dans du lait en débutant la recette et essorer en les incorporant)
Préchauffer le four à 210°C.
Battres oeufs, sucre et lait ensemble.
Mélanger farine, levure, poudre d'amandes.
Mélanger les 2 préparations, je fais ça au batteur électrique, mimines défaillantes obligent.
Ajouter les canneberges et les pépites de chocolat, mélanger à nouveau.
Mettre dans un moule à muffins (j'ai utilisé un moule rigide garni de caissettes papier). En plus de mon moule à 12 muffins, j'ai rempli une petite plaque silicone à 8 cavités rondes.
Cuisson 25 mn, voir 30 mn.
C'était boooooooooooon !!! La prochaine fois, je crois que je remplace le sucre par du sirop d'érable...
C'est moi qui l'ai fait !!!
Si si !!! Première fois de ma vie que je finis une écharpe en laine en 2 soirées ! Déjà que je suis pas sûre que j'en ai fini tout court plus d'une avant...
Et cette merveille (si si, quand c'est rare, c'est une merveille...), sans aiguilles !
Je n'aime pas le tricot, le crochet ça passe, sans un immense enthousiasme, mais ça passe...par contre les aiguilles...Beurk !
En allant chercher quelques petites choses pour mon grand projet top secret, je suis tombée en arrêt devant une série de drôles d'engins exposés chez mon marchand de tissus, je vous mets ce qu'il y a sur ma notice : "Kniffy Knitter - Long loom series". C'est en plastique coloré, il y en a des "longs" et des circulaires. Va savoir pourquoi, ça m'a tapé dans l'oeil...Prudente, j'ai acheté le pus petit, et le moins cher, pour la somme de 10 euros. L'engin est livré avec un crochet spécial et une aiguille à laine en plastique.
J'ai pris 2 pelotes de laine fantaisie (très chère, je sais où le magasin fait son bénéfice...) chosies par la marmousette pour une écharpe, mais en rentrant, j'ai exhumé de mes stocks 3 pelotes de grosse laine que j'adore pour comprendre avant de passer la main à la petite... Cette laine a donné une maille très régulière et dense, un peu épais pour une écharpe...et un peu court car je n'avais que ces 3 pelotes...Mais j'adore...
Encore mieux la marmousette est lancée et il y a déjà 20 cm d'écharpe, toute mousseuse cette fois, qui sont faits !!!
Maintenant je me dis que la panoplie complète, avec les circulaires qui permettent de faire bonnets, mitaines et autres jolies choses, va se retrouver sur ma liste du père Noël ! Au cas où une bonne âme passe par là, pour mieux visualiser, voir le site Provocraft.com ! :-)
27 octobre 2006
Des goûts et des odeurs...
Quand j'étais petite, si je disais en
goûtant quelque chose : "Ce n'est pas bon !" Quelqu'un me reprenait en
disant "Non, simplement tu n'aimes pas ça..."
Ce quelqu'un, ce n'était pas ma mère qui était plutôt du genre à répondre : "Mais si c'est bon ! Tais toi et mange !"
Je pense que c'était ma grand-mère...
Je
me souviens aussi être allée à un concours de piano, morte de
honte avec une jupe grise, des collants bleu roi et un pull vert
pomme...J'avais pleuré en découvrant cette association dans mon sac de
voyage, avec rien d'autre de "sortable", pleuré encore quand ma prof
m'avait dit d'un air ébahi : "Tu n'as que ça à te mettre ?" et bien
entendu pleuré encore quand les autres s'étaient moquées...Bien
entendu, ma mère trouvait ça très joli...
J'ai aussi pesté
pendant des mois quand on m'interdisait ado, de porter du noir parce
que ''C'est pas une couleur pour les gamines ! C'est la couleur du
deuil!"
Peut être pour ça que j'en porte tant aujourd'hui...
Il
est un monde invisible où personne ne venait me disputer mes goûts,
c'est celui des odeurs...Depuis toujours dotée "d'un nez de chien de
chasse", j'ai toujours repéré avant tout le monde le rôti qui
commençait à brûler, le brûleur de gaz éteint par un courant d'air, la
couche pleine du bébé...Mais j'ai aussi profité plus que d'autres de
l'odeur du pain chaud, de l'arôme des fleurs, des senteurs du seringat
après l'orage, de l'odeur propre à chaque saison...et du parfum
personnel de chaque peau...
Les huiles essentielles, pour moi,
ce sont avant tout, des parfums...L'aromathérapie, la "médecine" des
odeurs, comme son nom l'indique bien !
Alors que ce soit pour
soigner ou a fortiori dans les produits d'hygiène et de toilette, dans
les cosmétiques...pas question d'utiliser quelque chose dont je dirais
en mettant mon nez dessus : "Ca ne sent pas bon !"
J'ai l'énorme
chance, malgré mes nombreuses sinusites, que mon sens de l'odorat se
soit très peu émoussé et j'utilise mon nez pour choisir les huiles
essentielles qui me conviennent.
Après m'être penchée sur
l'aromathérapie énergétique grâce à l'excellent livre de Lydia Bosson,
"L'aromathérapie énergétique - Guérir avec l'âme des plantes", Editions
Amyris,j'ai découvert que, selon les moments de ma vie, selon mes états
d'âme, je ne vais pas être tentée, attirée, par les mêmes huiles
essentielles. J'en suis arrivée, inversement, en respirant mes flacons
et en repérant les odeurs qui m'attirent à un moment précis, à
décrypter un "sentiment" profond que je n'ai pas forcément détecté,
verbalisé...Je sais à quel état d'esprit, à quel mal-être,
correspondent mon attirance pour le fenouil, pour l'angélique, huiles
essentielles dont je ne suis pas du tout fanatique, je sais à quoi
correspond une intense envie de géranium ou de néroli...
Aussi,
quand, pour plaisanter je parle d'amicale compétition entre les
partisans du patchouly et...les autres...Quand je m'ingénie à concevoir
un déodorant myrrhe-santal, ce n'est pas dans l'unique but de faire
bisquer Venezia, mais surtout pour démontrer que chacun, dans le monde
des odeurs, peut, et je dirais, doit, trouver son univers personnel,
afin d'être en accord avec soi-même.
Dans mes boîtes, mes huiles
essentielles sont rassemblées selon des familles olfactives qui me sont
personnelles, certains flacons naviguent d'ailleurs sans place fixe
entre 2 "familles"...j'ai testé des classements plus scientifiques, par
famille botanique, pas molécule, ou bien inspirée de l'ayurveda, par
dosha ou selon les effets sur les chakras, j'ai même tenté un
classement alphabétique selon le nom latin ou français...et j'ai
abandonné, car seul ce rangement très personnel me permet de trouver
rapiddment les flacons qui m'intéressent...Je n'ai mis là que les HE
qui me sont venues à l'esprit, j'ai plus d'une centaine de flacons...il
y a aussi le coin de ce que j'appellerais "les odeurs improbables"...où
je ne vais à la pêche que quand je m'inspire d'une formule déjà
établie...Parfois je vais chercher le flacon et le nez dessus, je me
dis : "Ah oui finalement, pourquoi pas..."
Il y a des molécules que je repère au nez, comme le citronnelal ou le salycilate de methyle...
Terreuses, racines : patchouly, angélique, curcuma, vetyvert, gingembre
Sacrées : encens, myrhe, santal, nard, benjoin
Aromatiques : ciste, hélichryse, lentisque pistachier
Anisées : fenouil, anis, badiane
Graines : céleri, cumin, aneth, cardamome
Epicées : cannelle, girofle, muscade, poivre
Rose : rose, bois de rose, géranium, palmarosa
Fleurs blanches : ylang ylang, jasmin, néroli
Herbes aromatiques : romarin, thym, sarriette, origan, sauge, hysope
Azulène : camomille allemande, achillée (millefeuille et Ligurie), ormenis, tanaisie
Conifères : pins, sapins
Citronnées : agrumes, verveine, mélisse, gaïac
Lavande
Boisée : cèdre, santal, gaïac, bois de rose
Citronnellal : citronelle, eucalyptus citronnée, petigrain combawa
Eucalyptus, myrte
Menthes + eucalypus dives
Toniques : épinette noire, litsée citronnée, myrte citronnée, menthe bergamote
Salycilate de methyle : gaulthérie, bouleau
Médicinales : gaulthérie, hélichryse, tea tree
Camphrées : camphre, romarin CT camphre, lavande aspic
Rassurantes : laurier noble, ravensare
Cyprès, genièvre
Marjolaine, basilic
Vert : feuilles de violette, galbanum
Quand je confectionne un remède pour quelqu'un d'autre, et que la
personne est présente, je sélectionne les huiles essentielles pouvant
convenir à son problème et je lui fais respirer les flacons avant la
sélection définitive...
Le
pannel des huiles essentielles est suffisant pour que l'on trouve une
HE qui convienne olfactivement et qui ait les mêmes propriétés...
Je rêve de suivre des cours d'olfactothérapie...si, si, ça existe...ici par exemple...
Crédits photos :
Gumbo - 2002-09-14, Gumbo in Louisiana. Photo libre de droits, trouvée sur PD Photo.org
Rainbow 2, Michele Valentinuz (Italy), Photo libre de droits sous licence Creative Commons trouvée sur le site Openphoto.net
Illustrer sans copiller, c'est possible !
23 octobre 2006
Inspirations bergamotesques
Le cycle infernal des coïncidences continue...
Comme Lunemalo, je décide de m'inspirer de Bergamote pour confectionner les gâteaux du goûter d'hier...Je choisis la recette des cookies...et aujourd'hui Venezia nous raconte comment elle s'est laissée inspirer elle-aussi...mais par les Kipferlés...
Pour la recette, c'est par là, n'ayant pas le brio de Venezia en matière de délicatesses sucrées, j'ai appliqué la recette à la lettre...
Les enfants se sont régalés, moi, j'ai trouvé ça trop sucré...affaire de goût...Franchement je préfère le haddock, bon d'accord trempé dans le thé, ça le fait pas...J'avoue... ;-)
Vous remarquerez le big-coockie dédicacé à Lunemalo (et oui, nous avons les mêmes moules en porcelaine...).
J'au dû cuire comme j'ai pu deux fournées qui se sont bousculées dans le four. Sans plaque silicone (j'ai pas de petit frère...;-)), le temps de cuisson a été à revoir à la hausse.
Je ne suis pas une fan des blogs de cuisine, et pas une fan de la cuisine sucrée...Je consultais de temps en temps le blog de Begamote mai je suis devenue fan depuis "Les 13 desserts façon tatin"...Ce n'est plus de la cuisine, c'est de l'art...et là j'adhère ! Bravo !
21 octobre 2006
Haddock et lentilles
En ce moment, je vogue de coïncidence en coïncidence dans le monde bloggesque...
J'échangeais il y a peu sur un forum avec Venezia, au sujet d'une agréable salade qu'elle confectionne avec des lentilles "traditonnelles" et du haddock...
J'avais justement acheté du haddock pour le faire initialement avec des pommes de terre, de la ciboulette et de la crème fraîche...Après cet échange, j'ai eu l'envie d'une version chaude et exotique du mets de Venezia : haddock et purée de lentilles corail...
Ensuite, j'ai visité le blog de Valérie Cupillard, Bio-gourmand et elle y présente du fonio accompagné de lentilles corail agrémentées de lait de coco et de poireaux...
Le fonio, j'ai testé et pas aimé du tout, un goût de terre abominable malgré le rinçage préalable...bien loin du "goût boisé" dont parle Valérie Cupillard...J'en arrive à me demander si je ne suis pas tombée sur un mauvais paquet...
Parcontre j'ai été séduite par l'association avec le poireau, et honnêtement, je ne pensais pas ajouter de lait de coco mais...mon fils est passé par la cuisine, je lui ai raconté comment j'en étais venue à cuisiner tout ça et il m'a dit d'un air suppliant : "Ah si Maman, allez, mets du lait de coco s'il te plaît !!!"
Comment résistez à celui qui subit jour après jour mes expérimentations culinaires avec une bonne volonté sans faille ?
Alors ça a donné ça...
Ingrédients :
Haddock fumé
Lait (on doit pouvoir utiliser un lait végétal)
Lentilles corail
Oignon
Jeunes poireaux (pour avoir du vert qui reste tendre)
Beurre (on doit pouvoir utiliser de l'huile, de sésame par exemple)
Lait de coco
Garam massala
Graines de sésame
Noix de cajou concassées
Mettre les lentilles corail à cuire, avec pas trop d'eau salée pour obtenir une purée en fin de cuison.
Mettre à chauffer un mlénage d'eau et de lait (deux tiers-un tiers) surtout sans saler. Quand le mélange frémira, baisser le feu et y mettre le haddock à pocher.
Pendant ce temps, mettre l'oignon émincé à blondir dans le beurre dans une poëlle. Quand les oignons ont blondi, ajouter les jeunes poireaux émincés (éliminer les parties trop dures). Laisser fondre à feu doux jusqu'à ce que les poireaux soient bien tendres.
Normalement vous arriverez à une cuisson simultanée des trois...
Ajouter dans les poireaux, une cuillère à soupe de graines de sésame, une poignée de noix de cajou grossièrement concassées, le lait de coco et laisser doucement réchauffer jusqu'à frémissement.
Pendant ce temps, assaisonner les lentilles au garam massala.
"Eplucher" le haddock en ôtant peau et arrêtes éventuelles.
Dresser dans une assiette plutôt creuse les lentilles et le haddock en grosses miettes. Arooser le haddock avec la fondue de poireaux. Déguster !!!
Nous nous sommes léchés les babines !!!
Je n'ai mis ni quantités ni temps de cuisson parce que...je ne les ai pas mesurés !
Nous avons terminé le repas par du tofu soyeux battu en crème avec du sucre vanillé et au choix de la poudre de noisettes, ou du lait de coco...Délicieux...
Je vous serais reconnaissante de mettre un lien vers ce blog plutôt que de recopier ma prose, mes formules ou mes photos... qui étant des "oeuvres originales" sont protégés par le droit d'auteur.
Voir : Tout savoir sur Droit et Internet par Sébastien Canevet
17 octobre 2006
Dentifrice maison
J’ai fait dans mon article sur mon déo poudre “No patchouli”, la liste des produits que je ne fabrique pas encore…Il était prévu que je confectionne un dentifrice maison…C’est chose faite…enfin j’ai juste triché un peu…;-)
J’utilisais
depuis un moment la pâte dentifrice au calendula Weleda qui fait une
haleine
spéciale…vu qu’elle est parfumée à l’anis…
J’ai testé le Perblan (menthe
ou
citron) qui est une poudre dentifrice naturelle (présentée dans une boîte
bleue
que j’aime recycler ;-) ) mais avec mes mains pas toujours au top
(sutout
le matin), j’ai eu quelques incidents de bousculage involontaire de
boîte…De plus, il semblerait que le Perblan compte désormais dans ses ingrédients des choses pas glop (voir le Wiki des marques du Sens de nos vies).
Et puis j’ai acheté 2 sortes de poudres dentaires indiennes, la poudre « Vajradanti » des laboratoires Vicco et un sachet de poudre « Gopal » (pour l’hénaurme somme de 0.50€).
On lit sur
la boîte Vicco : « For sale only in India, Mauritius and SAARC
countries »…outre l’entorse légale (hélas, je l’ai bien acheté en Franc)
et bien effectivement, ce truc n’est pas fait pour mon palais délicat
d’occidentale…Ca arrache !!! Mais par contre, j’ai trouvé le goût plaisant
et j’ai ressenti un effet agréable durable.
La poudre « Gopal », dont l’emballage ne comporte aucune traduction
des ingrédients est plus douce mais a un horrible arrière goût de chewing gum
rose qui fait des bulles (celui du costaud aux décalcomanies)…Beurk…On oublie…
Après
consultation de mes livres anglophones (The herbal body book, Stéphanie
Tourles, Storey books – Earthly bodies and heavenly hair, Dina Falconi, Ceres
press – Natural beauty at home, Janice Cox, Owl books, etc.), et épluchage de
la composition du Perblan, j’ai retenu les ingrédients indispensables à un bon
dentifrice :
Carbonate
de calcium, argile, bicarbonate de soude, sel marin, poudres de plantes
(échinacée, clous de girofle, myrrhe, menthe, sauge) et/ou huiles essentielles
(menthe, citron, girofle, arbre à thé, sauge) plus dans le perblan le xylitol,
un édulcorant naturel.
Après ses investigations j’ai décidé de recycler ma poudre Vicco en l’incorporant à la place d’une poudre de plantes occidentales, en espérant en adoucir le piquant. N’ayant pas de xylitol…mais possédant de la stévia en poudre…j’y ai vu un bon produit de remplacement.
Je souhaitais une formule pâte (mais pas trop ferme puisque je n’ai pas de packaging de type tube), j’ai donc ajouté de l’eau et de la glycérine (pour éviter que ma pâte ne se déssèche).
Comme pour le déo poudre, les mesures sont en unités anglosaxonnes car j’ai utilisé des mesurettes bien pratiques qui sont en tea et tablespoons, je vais transcrire en millilitres selon les inscriptions figurant sur mes ustensiles.
Ingrédients :
Carbonate
de calcium 1 tsp. 5ml
Argile
blanche 1tsp. 5 ml
Bicarbonate
de soude 1 tsp. 5 ml
Sel marin
fin ¼ tsp. (oui j’avoue je déteste quand c’est trop salé) 1.25 ml
Poudre
dentifrice Vicco 1tsp. 5 ml
Eau 1tsp. 5 ml
Glycrine
végétale 1tsp. 5 ml
Stevia en
poudre 1 pincée
Après avoir bien mélangé à la spatule, directement dans ma boîte de récup, j’ai obtenu une pâte fluide de couleur…euh…étrange, mais de consistance me convenant parfaitement…Ca ne s’envolera pas et si vraiment je fais tomber la boîte et que selon la loi de Murphy, elle se retourne pendant sa chute…un coup d’éponge suffira !
Si on excepte le fait d’avoir l’impression de se laver les dents en plongeant sa brosse dans un pot de crème au chocolat…tout est parfait pour moi ! J’ai retrouvé le goût initial de la poudre et l’impression de propre et frais, sans le piquant, mes dents me semblent bien lisses et nettoyées.
Enfin question couleur, j’aurais pu faire pire puisqu’on peut aussi se brosser les dents en mettant sur sa brosse le contenu d’une gélule de charbon actif…
Je pense que je vais alterner ce dentifrice avec mon Weleda, et à la fin de mon tube…on verra…
Je ne vous
donne pas plus d’informations sur les ingrédients classiques des dentifrices
car je sais que ce sujet va être bientôt abordé « ailleurs » ;-)
par contre je vous mets la liste des composants de la poudre Vicco (enfin
« ma » poudre Vicco car il en existe manifestement plusieurs versions
-selon les pays ?-).
Voilà je rajoute le lien vers "ailleurs"... ;-)
J’ai recopié les noms figurants sur la boîte, suivis du nom latin (l’enquête fût dure, les noms latins étant parfois éccorchés sur les sites où je trouvais les noms ayurvédiques), du nom français et des propriétés données par le site de Vicco. J’ai ramé avec « Trifala » qui est en fait déjà un remède composé, mais je les ai tous eu !!!
En faisant les recherches nécessaires, j’ai connu un bouffée d’exotisme…et de bons moments de rigolade toute seule devant mon écran (j’ai même eu une pensée émue pour les schtroumphs si si).
Babhul, Acacia arabica, gomme arabique, astringent
Ambhul, Syzygium jambolanum, jambul, astringent, anti-inflammatoire, hémostatique, curatif
Lavang, Caryophyllus aromaticus, clou de girofle, aromatique, antiseptique, anesthésique, augmentre la circulation interne ( ?), stimule la peai, stimule les glandes salivaires
Manjishta, Rubia cordifolia, garance indienne, astringent, anti-inflammatoire, purifie le sang, curatif
Bor, Zizyphus jujuba, jujubier, astringent, action curative
Vajradanti, Barleria prionitis, picanier jaune, hémostatique, analgésique et anti-inflammatoire
Acrod, Juglans regia, noyer, astringent, antiseptique et nettoyant
Khair, Acacia catechu, cachoutier, fortifiant, astringent, hémostatique puissant
Pattang, Caesalpinia sappan, sappan ou brésillet des Indes, astringent puissant, hémostatique et curatif
Akkal-kadha, Anacyclus pyrethrum, pyrèthre d’Afrique, stimulant, sialogogue (Médicament qui favorise la sécrétion de salive), analgésique, antiseptique
Bakul, Mimusops elengi, mimusope, cavequi, élengi, prune de Malabar, astringent
Eshthamadh, Glycyrrhiza glabra, réglisse, astringent, analgésique, curatif, anti-inflammatoire, antiseptique, rajeunissant
Kavab-chini, Zanthoxylum rhetsa, « bois crocodile » (proche du poivre du Sechuan=, anti-inflammatoire, déodorant
Anantmul, Hemidesmus indicus, salsepareille indienne, adoucissant, raffraîchissant, parfume
Ajwan, Ptychotis ajowan, ajowan, antiseptique, analgésique anti-inflammatoire
Maifal, Quercus infectoria, Chêne à galles, astringent, hémostatique
Trifala :« Le nom Trifala signifie littérallement ‘trois fruits”;
il s’agit de haritaki, amalaki et bibhitaki », Herboristerie ayurvédique
Harada (=haritaki), Terminalia
chebula, myrobalan, astringent, hémostatique, anti-inflammatoire
Amala (=amalaki), Emblica
officinalis, amla (si vous voulez constater une fois de plus lesravages
désopilants des traducteurs automatiques, jettez un œil ici ) curatif
puissant, tonique, raffraîchissant, astringent
Behada (=bibithaki), Terminalia
belerica, myrobalan belerique, astringent, curatif, analgésique,
anti-inflammatoire
Je vous indique au passage un lien que je vais garder sous le coude pour m’aider lorsque…je cuisine exotique la « liste des noms scientifiques des plantes comestibles de l’Asie de l’Est figruant dans la table de cmposition des aliments », c’est ICI sur le site de la FAO.
Pour trouver quelques infos sur le cachoutier (qui ne donne pas des petites graines noires et carrées ;-) ), c’est sur Wikipédia.
Et pour les schtroumphettes en sari j’insiste ;-) ), vous trouverez des infos sur la salsepareille indienne et sur d’autres plantes exotiques sur le site commercial Ebotashop
Vous trouverez des infomations précises sur les remèdes
ayurvédiques sur « L’herboristerie ayurvédique »
Vous pourrez
remplacer la poudre dentaire ayrvédique par un mélange des plantes
citées finement broyées ou bien simplement ajouter des gouttes d'huiles
essentielles (à titre indicatif, pour un dentifrice poudre comportant
7.5 teaspoons d'ingrédients au total, Dia Falconi utilise 24 gouttes
d'HE)
Je vous donnerais des nouvelles pour l’utilisation
au long cours (le déo, c’est toujours OK !!!)
Les nouvelles : efficace...presque trop...OK en alternance avec le Weleda, mais pour une utilisation quotidienne, risque d'être trop abrasif, j'ôterai l'argile et je réduirai le bicarbonate à un chouÎa...j'augmenterai le carbonate de calcium...

Je n'ai pas trouvé la rose rouge de la pub... ;-)
Je
vous serais reconnaissante de mettre un lien vers
ce blog plutôt que de recopier ma prose, mes formules ou mes photos...
qui étant des "oeuvres originales" sont protégés par le droit d'auteur.
Voir : Tout savoir sur Droit et Internet par Sébastien Canevet
13 octobre 2006
Private joke...
Juste pour mieux visualiser... :-)))
Déo poudre "No patchouli"
Bon tout est dans le titre...mais je vais tout de même vous expliquer un peu la genèse de ce déo...
Le déodorant a été un des derniers produits non faits maison dans ma salle de bain. il reste encore :
- les gels douches et encore, j'utilise quand j'en ai une base neutre assaisonnée maison
- les shampoings (j'utilise le Melvita familial ou le Cosmo naturel usage rféquent)
- le dentifrice par fainéantise mais ça va pas tarder à changer
- l'après shampoing démêlant, là je cafouille sérieux...
- et les parfums...par choix...
Lorsque j'aurais de l'hydroxyde de potassium, je tenterai l'aventure des gels douche et shampoings maison...
Revenons
au déo...j'ai testé les déos naturels vendus dans le commerce...bof...le
déo-stick fait maison, pas mal, mais difficile de trouver la bonne
consistance et laisse des traces blanches difficiles à faire partir sur
les vêtements, la pierre d'alun, insuffisante seule, efficace si
précédée d'un pschitt d'hydrolats sauge et lavande, assaisonnés de
quelques gouttes d'HE de romarin.
Depuis longtemps, je voulais tester 2 choses :
- une formulation poudre...Je me suis fait griller par Venezia ! ;-)
- la poudre d'alun (Janice Cox en utilise dans une formule de déo en spray)...Je me suis fait griller par le Lutin ! ;-)
Comme quoi, les bonnes idées peuvent germer à plusieurs endroits à la fois !
Alors,
OK, Venezia a réalisé une superbe formule de déo poudre, luxueuse et
odorante à souhait, dont je ne doute pas de l'efficacité...MAIS...car
il y a un mais...Parlons de son odeur !
Du patchouli ! Pouah !
Bah oui je veux bien être néo-baba (clin d'oeil à Pescalune et à Lunemalo)...mais sans le patchouli...beurk...
Oui je sais, c'est une super HE, bonne pour la peau, anti-bactérienne et tout, mais puisque je vous dis que j'aime pas !!!
Si
j'ai attendu aussi longtemps pour faire ce déo, c'est que je ne
trouvais pas en France, ni même sur les sites anglais, de poudre
d'alun...Et je n'avais rien à commander outre-Atlantique. Vous verrez
ci-dessous comment j'ai résolu mon problème !
Finalement ce
temps de réflexion a utilement été mis à profit, car j'ai fait
l'acquisition du livre de Dina Falconi, "Earthly bodies and heavenly
hair", Ceres press, dont parle souvent Nadyne sur le Sabot de la Vierge,
et aucun regret, je vous le recommande chaudement. Dans cet ouvrage,
elle propose un déo poudre qui comporte une partie des ingrédients que
j'avais retenus et également un ingrédient qui m'était inconnu jusque
là : "slippery elm powder".
Il ne s'agit pas, comme j'ai pu le
lire sur le net, de poudre d'orme glissant (merci les traducteurs
automatiques) mais de poudre d'orme rouge, Ulmus fulva ou Ulmus rubra,
également appelé orme roux ou orme gras.
Il s'agit d'un arbre
poussant en Amérique du Nord, dont on utilise depuis longtemps (déjà en
médecine amérindienne) l'écorce interne ou liber. Elle est
utilisée pour traiter le mal de gorge et la toux et pour traiter les
inflammations et les ulcérations du tube digestif. Elle fournit
également une
nourriture émolliente et facilement digestible aux convalescents. Elle
peut aussi être utilisée pour traiter les
blessures cutanées, l'inflammation des muqueuses, les brûlures, les
abcès, la
vaginite et les hémorroïdes. Plante fort intéressante au
demeurant...mais pourquoi dans un déo ?
Parce
qu'elle est adoucissante (présence de mucilages), parce qu'elle permet
à la poudre de bien adhérer à la peau et qu'elle a un pouvoir
antiseptique. A noter également qu'elle a un effet anti-oxydant dû
probablement à la présence de tanins.
Je n'ai pu résister à une
petite commande chez Balwins dont les frais de port restent raisonnables
et me voilà en possession de cette petite merveille...
Donc, élaboration d'une poudre déodorante, efficace et sans patchouli, partiellement inspirée de Dina Falconi, ça donne ça :
1/4 cup d'argile blanche
1 tablespoon de bicarbonate de soude
1 tablespoon de poudre d'alun
1/8 cup d'arrow root (ou poudre de marante)
1 tablespoon de poudre d'écorce d'orme rouge
1 tablespoon de poudre de myrrhe
25 gouttes d'huile essentielle de santal (Santalum album)
10 gouttes d'huile essentielle de myrrhe (Commiphora molmol)
10 gouttes d'huile essentielle d'arbre à thé (Melaleuca alternifolia)
J'ai
choisi la poudre de myrrhe et les HE autant que pour leurs diverses
pouvoirs en -cide (bactéricide, fongicide...) que pour leur
odeur...Celle du tea tree est sans souci noyée dans la masse. Cerise
sur le gâteau...l'odeur de cette poudre, boisée, permettra son usage
par ces messieurs ! Elle s'accordera aussi bien avec une partie des
parfums féminins qu'avec les parums masculins.
DOnc comment
fabriquer de la poudre d'alun quand on en a pas ? D'abord on hante les
boutiques indiennes guidée par Hooly... et ensuite on rassemble ce
petit matériel :
Vous devinez la suite ? Bien entendu on évite de travailler sur la table en verre hein...
Ah,
dans les ingrédients, j'en ai oublié un de taille...La patience !!! En
effet, toutes les poudres doivent être tamisées avant mélange, tout
particulièrement la poudre de myrrhe car sa nature résineuse entraîne
pas mal de petits "grumeaux". Ensuite, on incorpore goute à goutte les
HE...et là, on est forcément patient, car ceux qui ont l'habitude
d'utiliser les HE de santal et de myrrhe auront de suite compris
qu'entre chaque goutte qui tombe, on a le temps de bien malaxer le
mélange de poudres...ce sont des HE bien épaisses qui coulent tout
doucement.
Idéalement utilisez un mortier et un pilon, mais un
bol et une cuillère en plastique solide (pas de métal avec l'argile) feront
l'affaire. Une fois les HE incorporées, tamiser à nouveau le tout et
vous verrez qu'il restera quelques grumeaux d'HE à écraser...
Et voilà ! Vous y êtes !!!
J'ai
cherché (et toujours pas trouvé) 2 poudriers anciens dans lesquels je
voulais vous présenter mon déo ainsi qu'un gros pinceau pour
l'appliquer...St Antoine de Padoue n'a pas entendu mes prières, ces
objets sont restés introuvables...Pour les poudriers, après réflexion,
c'est sans regret, car je ne suis pas sûre que la laque et la poudre aux
HE fassent bon ménage...Pour le pinceau, en attendant de m'en procurer
un autre ou plutôt une houpette (j'adore ce mot...), j'ai utilisé une
éponge en latex...Ben oui, on fait avec les moyens du bord...
Je viendrais vous faire par des résultats de ce déo "sur la longueur"...
Alors, dans cette amicale compétition entre les pros et les antis patchoulis...Vous êtes d'accord ? UN PARTOUT ! :-)))
Pour se renseigner sur l'orme rouge :
Botanical.com, un cours anglophone de dendrologie, Passeport santé, Maryland medical center
Je
vous serais reconnaissante de mettre un lien vers
ce blog plutôt que de recopier ma prose, mes formules ou mes photos...
qui étant des "oeuvres originales" sont protégés par le droit d'auteur.
Voir : Tout savoir sur Droit et Internet par Sébastien Canevet
11 octobre 2006
Charte Cosméthique
Fabriquer
des cosmétiques naturels, j'aime tellement ça que j'ai failli en faire une
activité officielle...J'avais un peu "testé le marché" via ce blog et,
au moins pour arrondir les fins de mois, j'étais bien décidée...Sauf...
Sauf
que, su le plan fiscal, pas de souci, je maîtrise la chose, sur le plan
juridique, ça commençait à devenir moins glop...les charges...Waouh !!!
Mais bon soit...Là où tout c'est vraiment gâté, c'est quand j'ai
découvert la jolie législation spécifique aux cosmétiques...Alors,
maintenant, même si c'est encore légalement plus que discutable, je me
contente de troc, au moins, dans l'esprit cela me contente plus...et
idéalement, je préfère apprendre aux personnes, faire avec elles...
Cette législation à la fois, je la comprends, elle protège le consommateur, mais bon, elle protège bien aussi certains lobbies.
Vous
trouverez les liens et les infos nécessaires dans une toute nouvelle
charte publiée en 3 "alinea" sur le meta-blog du Fil vert dont je suis membre.
Outre l'aspect évoqué ci-dessus, la charte comporte également 2 autres points qui me tiennent très à coeur...
Labelblue adhère à la charte Cosméthique !
Respect et courtoisie: le droit d'auteur
Recommandations pour la fabrication de cosmétiques maisons
Respect de la loi et vente de cosmétiques sur internet
07 octobre 2006
Le savon selon Blue
Voilà, ça fait 2 ans que je m'y prépare...si si, DEUX ans !
D'abord
le temps de me documenter, de lire et de lire encore, de trouver la
soude aussi (pas trouvée dans les magasins de bricolage du coin
!!!)...puis ma maladie m'est tombée dessus et j'ai été incapable de me
lancer là dedans puis ensuite très craintive de manipuler la soude avec
des mains pas à 100%...alors j'ai encore lu, livres, sites, forums...
Le
week-end dernier, j'ai observé une démonstration chez Hooly, c'est
Missand des Flâneries qui faisait l'élève, moi j'ai préféré regarder et
poser les dernières questions qui me restaient.
J'ai pu constater
que je devais en être capable, à condition de bien prendre toutes les
précautions qui s'imposent, encore plus dans mon cas.
Et hier, je suis passée à l'action...
Je
ne vais pas me contenter de vous montrer une photo de mes bébés savons,
non, non, vous n'allez pas vous en tirez à si bon compte...D'abord un
peu de théorie (mieux vaut une fois de plus) et ensuite un peu de
philosophie...enfin, ma philosophie perso du truc...
Le savon, qu'est ce que c'est ?
Le savon est le produit de la réaction de saponification qui se résume, pour les non-chimistes, comme suit :
Gras + soude = savon + glycérine (la glycérine est en général récupérée par les industriels pour d'autres usages comme...enrichir des savons ;-) )
NB : la soude est utilisée pour des savons solides, la potasse pour des savons liquides
La soude
La
soude est de la soude caustique NaOH à ne pas confondre avec les
cristaux de soude qu'on utilise pour la lessive et certaines tâches
ménagères, qui sont en réalité des cristaux de carbonate de soude Na2CO3. Voir articles sur la soude et sur le carbonate de soude sur Wikipédia.
En
France elle se trouve dans les magasins de bricolage (attention, ils
peuvent aussi vendre des cristaux=carbonate), bien acheter de la soude
pure, et non un décapant ou un déboucheur qui en contient, seule la
soude pure convient à la fabrication de savon.
Préférez la version
pure en petites billes à une lessive de soude, version liquide diluée
dans l'eau, qui vous exposerait à de savants calculs afin de retomber
sur vos pieds pour obtenir la quantité requise, calculs source
d'erreurs pouvant avoir des conséquences dramatiques.
En effet,
quand on dit "soude caustique", le mot caustique n'est pas là pour
faire joli, ce n'est pas une vue de l'esprit, si la soude venait à
cotoyer votre peau, elle l'attaquerait aussitôt sans demander
préalablement la permission et causerait brûlures et plaies profondes. Pour la même raison, il convient d'employer uniquement des usensiles en verre, en acier inox ou en plastique, plastique et verre devant en plus résister à la chaleur.
La
fabrication de savon demande donc une grande prudence, une tenue
protégeant bien la peau (pensez à vos pieds), des gants (idéalement
superposer gants minces en latex et gros gants de ménage) et un masque
ou des lunettes de protection. La dilution de la soude provoquant des
vapeurs toxiques, vous pouvez ajouter un masque genre masque à
poussière. Il vous faut travailler dans un local aéré, et procéder à
la dilution de la soude devant une fenêtre ouverte.
J'ai dû faire le tour de la question sur la soude, voyons maintenant le choix du gras.
L'huile
Le gras peut être du gras animal ou du gras végétal, les savons du
commerce affichent rarement leur composition en gros, "tallowate" dans
la composition INCI, c'est du suif...outre l'aspect éthique pour celles
qui ne veulent pas tuer d'animaux, il est clair que ce suif n'est pas
de provenance d'animaux élevés biologiquement, de filières propres, et
qu'on ne sait pas par où il est passé avant d'arriver chez le savonnier.
Vous noterez aussi dans la composition INCI de la majorité des savons,
outre les différents gras (tallowate, olae europae pour l'olive, cocos
nucifera, etc.) et la soude (sodium hydroxyde) des additifs divers et
variés tous plus nocifs pour notre peau et l'environnement les uns que
les autres...c'est le cas de l'EDTA, ou editronic acid, voir ICI les joyeusetés ce ce toxique.
Personnellement,
j'ai fait le choix de gras d'origine 100% végétale (voir ci-dessus) y
compris dans le but de fabriquer du savon à lessive, nos ancêtres
utilisant depuis longtemps du vrai savon de Marseile, soit du savon
fabriqué à partir d'huile d'olive, plus éventuellement de l'huile de
palme et/ou de coco.
Je reviendrais dans un autre article sur l'usage de l'huile de palme qui n'est pas le sujet d'aujourd'hui...
L'huile
qui participe au processus de saponification est en contact avec la
soude et va donc être irrémédiablement dégradée par celle-ci, donc quel
intérêt me direz vous de prendre une huile chère de qualité puisque ses
propriétés sont perdues ?
Pourtant, j'ai décidé dans la mesure du
possible (et de la compatibilité avec mon porte-monnaie) d'utiliser des
huiles bio ou les plus brutes possible. Pourquoi ?
D'abord pour
éviter la présence dans mon savon de résidus de pesticides, engrais,
produits de raffinage et autres cochoncetés...et d'autre part pour ne
pas, autant que faire se peut, favoriser les filières agro-alimentaires
non éthiques.
Le surgraissage
Si vous mettez en contact avec la soude, la stricte quantité de gras nécessaire à la saponification, une fois la réaction terminée, vous aurez uniquement du savon (et la glycérine qui va avec)...Vous avez certainement entendu parler des savons surgras...Faire votre savon maison, c'est aussi vous donnez la possibilité de le surgraisser en introduisant plus de gras que nécessaire à la réaction de saponification, on aura alors :
gras + soude = savon + glycérine + surgras
Mais
me direz vous comment calculer toutes les quantités nécessaires ?
Il
existe sur le net un excellent outil fiable et pratique d'emploi avec
un seul "défaut", il est anglophone...mais même en anglais, il reste
facile à utiliser...c'est le calculateur (cliquer sur Lye calculator)
proposé par le site de Majestic Mountain Sage
Comment calculer les proportions d'huiles (ou beurres), de soude et d'eau ?
C'est tout simple...il suffit
d'indiquer, après avoir choisi son unité de mesure, dans le calculateur
la quantité d'huiles et beurres, en saisissant le chiffre dans les cases
correspondant à chaque nature d'huile.
Vous obtiendrez alors une
fourchette pour votre quantité d'eau à utiliser et la quantité de soude
en fonction du surgraissage souhaité exprimé en pourcentage.
Oui mais...Si vous mélangez toutes vos
huiles et que vous utilisez le mélange ainsi réalisé pour mélanger à la
soude, vous aurez certes un savon sugraissé au pourcentage choisi, oui
mais sugraissé à quelle huile ?
Ca ne me plaisait pas que, si
j'ajoute une bonne petite huile bien précieuse, la soude l'utilise pour
faire les molécules de savon et me laisse en surgraissage l'huile
d'olive ou de coco de base...Groumph !
J'ai donc choisi de procéder autrement !
Je
calcule la quantité de soude à utiliser pour un savon sans surgraissage
(le chiffre en face de 0% dans le calculateur), puis je calcule moi
même mon poids d'huile de sugraissage en fonction du poids total de mes
huiles. Ce qui me permet d'ajouter mon huile de sugraissage "à la
trace" (expression d'initiés qui sera expliquée ci-dessous), étape du
processus de fabrication au moment duquel 95 % de la saponification est
réalisée ! Ainsi la majorité de mon huile choisie pour le surgraissage
restera bien non saponifiée.
La quantité d'eau à utiliser est donnée sous forme d'une fourchette...Si on utilise la quantité d'eau maximum proposée, forcément le savon sera plus long à sécher, toutefois, je suppose que cette quantité utilisée influe sur la rapidité de réactio de saponification, et que si on met peu d'eau, cela risque d'être trop rapide, donc on disposera de trop peu de temps pour incorporer les additifs et verser dans les moules avant que le savon ne soit trop épais. Pour le moment j'ai choisi d'utiliser une quantité d'eau, disons...dans la moyenne haute...
Les additifs : l'odeur et la couleur
Lorsqu'on ajoute "l'odeur", à la trace (si si vous alez bientôt savoir ce que c'est, vous les non inités...), il y a encore de la soude disponible dans le mélange...et surtout, le mélange est chaud ! En effet, la dissolution de la soude dans l'eau (et peut-être la réaction de saponification, à vérifier) provoque un dégagement de chaleur ! Envolées donc les belles propriétés des huiles essentielles qu'on choisirait pour parfumer notre savon...mais il reste leur odeur...enfin il reste leur odeur, selon la quantité utilisée (il en faut pas mal...aïe aïe le porte-monnaie) et les huiles essentielles choisies (l'utilisation d'HE d'agrumes s'avère décevante, leur odeur persistant peu...je ne parle pas d'expérience, je n'ai pas encore testé...).
Il est également possible d'utiliser des fragrances vendues exprès pour mais, hélàs, c'est réintroduire dans un savon que je souhaite le plus naturel possible un produit issu de la chimie...
J'ai donc choisi de fabriquer des savons en utilisant soit des huiles essentielles bon marché (lavandin, litsée citronnée, etc.) soit "natures" que je parfumerai ensuite en utilisant la technique de la refonte (voir recette sur le site feminin.ch par exemple)...J'avoue que je craquerai peut être pour des savons ludiques aux senteurs fruitées ou bien pour des fragrances comme celles de certains savons reçus dans le swap du forum des Plaisirs...mais cela restera marginal.
Pour la couleur, c'est pareil, je
préfère utiliser des couleurs naturelles, poudres d'épices, de plantes
tinctoriales, argiles...Pareil, je craquerai peut être par exception
sur certains pigments quand je vois le résultat bluffant obtenu par
certaines avec des "micas".
Il faut savoir que la coloration naturelle des savons est, comment dirais je...poétique !
En
effet, le ontact avec la soude provoque assez souvent des effets
saiissants et la coloration habituellement obtenue par ailleurs avec
une teinture qu'on croit maîtriser ne sera pas forcément celle
obtenue...Donc place à l'expérimentation...
Vous pourrez
également libérer votre créativité dans l'usage d'additifs variés,
graines et fleurs séchées, épices et inclusions...ainsi que dans le
choix des moules. Mais pensez bien à ce que les matières utilisées ne
se déforment pas à la chaleur, supportent les éventuels résidus de
soude au moment du moulage et à ce que vos moules soient étanches...et
permettent le démoulage...Ben oui c'est évident, mais c'est mieux de le
dire...
Le déroulement des opérations
Je ne vais pas vous refaire ce qui a été si bien fait par d'autres...
Alors je vous renvoie à l'hoolistique blog-notes...
Pour d'autres images vous purrez aussi visiter le pas à pas de Thomaëlle ...
Juste l'explication de la fameuse trace ! C'est le moment où la pâte de savon prend forme, lorsque le mélange soude-huile se transforme en savon, il épaissit...
Pour voir si le mélange atteint la tace, j'ai lu deux vrsions :
- Il se forme une trace qui reste lorsque qu'on "fait un trait" à la surface du mélange
- Si on laise tomber un peu du mélange sur la surface il ne coule pas et forme une trace.
Dans la pratique, c'est un peu pareil...
Après mon premier essai, je me permets d'insister sur quelques points :
- Bien se protéger
- Bien préparer et peser tous les ingrédients à l'avance, prêts à être utilisés
-
Effectuer la phase de dissolution de la soude dans un endroit
extrêmement ventilé, si possible effectuer tout le processus dans un
endroit aéré. J'ai la chance d'avoir pu travailler totalement sur ma
terrasse couverte...
- Bien verser les perles de soude dans l'eau et non le contraire
-
Avoir à portée de main une cuvette d'eau froide pour abaisser la
température des huiles ou de la soude si nécessaire et un bain-marie
qui reste chaud pour réchauffer les huiles si nécessaire
- Avoir à portée de main une réserve d'eau vinaigrée pour neutraliser la soude en cas d'incident
En
ce qui concerne les températures, ayant eu cette superbe démo par
Hooly, j'ai choisi de retenir la température qu'elle pratique à savoir,
46 à 48 °C pour les huiles et la solution de soude avec donc maximum
2°C d'écart entre les deux. Toutefois, j'ai entrevu quelques
indications donnant des températures différentes selon le type d'huile
utilisé...ce qui ne semble pas illogique car cela doit influencer la
réaction de saponification...Pour le moment, j'en reste à ces
températures...
Dernière question métaphysique...Depuis des lustres, que dis je des siècles, non des millénaires, on fait curer le savon, à savoir qu'on le laisse reposer un certain temps après sa fabrication. A mon sens, le but est non seulement d'avoir la certitude que la réaction de saponification soit totale et que le savon ne soit plus caustique (nos ancêtres ne disposaient pas de papier PHmètre), mais aussi de faire sécher le savon afin qu'il durcisse et ne s'use ensuite pas trop vite. Alors, même si il est possible d'utiliser le savon rapidement après sa fabrication selon des savonnières expérimentées, je choisi de le laisser se reposer, quelques semaines (on verra de combien sera ma patience... ;) )
Voilà, je suis arrivée au bout de mon blabla et je
peux maintenant passer à ce qu'attendent les curieuses déjà
savonnières...Mais comment donc sont les savons de Blue ???
Alors, j'ai choisi pour commencer du basique :
400 g d'huile de coco (j'ai utilisé celle de Velan, à défaut de trouver facilement et à un prix abordable une huile bio
200 g d'huile d'olive bio
Une
certaine quantité de soude que je vous laisse déterminer par le
calculateur (et oui, il faut prendre de bonnes habitudes, on ne fait
jamais confiance à une recette pour la quantité de soude, on recalcule
toujours...moi j'ai eu une surprise agréable pour le pesage en
arrondissant au gramme inférieur ;-) )
200 ml d'eau
A la trace j'ai ajouté :
50g d'huile de macadamia bio, 8 ml d'huile essentielle de lavandin (j'y
suis peut être allée un peu fort mais je voulais que l'odeur tienne et
comme c'est l'HE que j'utilise pour ma lessive, je l'achète en quantité
plus importante donc moins cher)
J'ai utilisé une plaque de moule silicone en forme de demi-sphères, un régal à démouler...
J'ai
coulé le reste dans une boîte à pringles. Inconvénient : ma boîte
n'étant pas pleine, je n'ai pas pu recouvrir la surface et le séchage a
provoqué une étoile toute fendillée. J'ai trouvé le démoulage très dur,
la boîte difficile à déchirer, le fond ne se décollait pas, une
pellicule de plastique restait collée sur le savon...bref, je n'ai pas
envie de renouveler cette expérince, cela m'évitera en plus de
grignotter non bio...
J'ai gardé les rognures je vais les collectionner pour faire de la refonte ou du savon à lessive.
Pour les courageuses (x?) qui sont allées au bout...Tadam ! Les voilà !!!
Cliparts en provenance du site Clip-art.fr
Illustration de laboratoire en provenance de ce site
Image d'huile en provenance du site Vegetalcar
Molécule de soude et autres modèles moléculaires ICI



























